Les idées reçues sur le SSO : ce qu'il faut vraiment savoir

Se connecter une seule fois et accéder à toutes ses applications : c’est la promesse du SSO (Single Sign-On). Pourtant, de nombreuses idées reçues freinent encore les projets d’Identity & Access Management (IAM).

« Le SSO est réservé aux grandes entreprises », « il fonctionne uniquement avec certaines applications » ou encore « c’est trop compliqué à mettre en place »… En réalité, les solutions modernes comme Keycloak permettent aujourd’hui de centraliser l’authentification sur un large éventail d’applications métiers, qu’elles soient récentes ou plus anciennes.

Keyclaok solution d'authentification SSO

Le SSO, c'est quoi ?

Le SSO (Single Sign-On) permet à un utilisateur de s’authentifier une seule fois pour accéder à l’ensemble de ses applications sans ressaisir son mot de passe.

Le SSO est l’objectif final. Pour y parvenir, les applications doivent parler un langage commun grâce à des protocoles d’authentification comme OpenID Connect (OIDC) ou SAML.

OpenID Connect, un standard moderne, plus sécurisé que d’autres protocoles, et mieux adapté aux applications web et mobiles.

Autrement dit :

  • Le SSO est l’expérience utilisateur.
  • OIDC ou SAML sont les protocoles qui rendent cette expérience possible.

Aujourd’hui, les organisations privilégient de plus en plus OpenID Connect, un standard moderne, mieux adapté aux applications web et mobiles.

Idée reçue n°1 : « Le SSO est limité à quelques applications »

Pendant longtemps, le SSO était souvent associé à des outils comme Alfresco ou Bonita.

En réalité, une solution comme Keycloak peut être intégrée à bien plus que cela. Elle permet de fédérer l’authentification de nombreuses applications : GED, Helpdesk, outils collaboratifs, applications métiers, portails internes ou encore logiciels développés sur mesure.

L’objectif n’est pas de connecter Keycloak à une seule application, mais de créer un point d’authentification unique pour l’ensemble du système d’information.

Idée reçue n°2 : « Mettre en place un SSO est trop risqué »

Beaucoup d’organisations craignent de perturber les utilisateurs ou de rencontrer des difficultés techniques.

Pour limiter ces risques, nous recommandons une approche progressive : commencer par une preuve de concept (POC), intégrer une ou deux applications, recueillir les retours des utilisateurs, puis étendre progressivement le SSO à l’ensemble du SI. On utilise également la méthode du “double run, c’est à dire faire tourner à la fois l’ancien et le nouveau dispositif d’authentification, et on opère des bascules progressivement.

Cette méthode permet de valider les aspects techniques tout en accompagnant les équipes dans le changement.

Ville de lorient SSO

Retour d'expérience : la Ville de Lorient

La Ville de Lorient souhaitait moderniser son système d’authentification en s’appuyant sur une solution open source, pérenne et compatible avec les standards actuels.

L’objectif est de remplacer progressivement un fonctionnement basé sur SAML ou sur OIDC via ADFS par une architecture reposant sur OpenID Connect et Keycloak.

Le projet a débuté par un POC, avec une première intégration sur Alfresco, puis sur d’autres applications comme le Helpdesk et Rainbow, la plateforme collaborative utilisée par les équipes.

Au delà de l’intégration technique, une implémentation en double run permet une bascule progressive/en douceur et facilite la démarche de conduite du changement.

Le SSO, bien plus qu'une connexion unique

Le SSO améliore le confort des utilisateurs, renforce la sécurité et simplifie l’administration des accès. Associé à une authentification multifacteur (MFA), il permet de sécuriser les connexions sans multiplier les mots de passe.

Avec une approche progressive et des technologies ouvertes comme Keycloak, le SSO n’est plus un projet réservé aux grandes organisations. C’est une solution accessible pour toute structure souhaitant simplifier l’accès à ses applications tout en renforçant sa sécurité.

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